Certaines « mauvaises habitudes » ne cherchent même plus à nous faire plaisir.
Elles infligent. Elles punissent. Elles écœurent.
Comme cette bouchée de trop, prise en silence, non pour se réconforter mais pour se faire mal.
Comme cette parole qu’on s’adresse en boucle, plus proche du fouet que du soin.
Je me souviens d’une phrase :
« Je mange du chocolat pour m’écœurer. »
Pas pour le goût. Pas pour le réconfort.
Mais comme un verdict, un châtiment auto-administré.
🤐 Une violence silencieuse
Derrière ces gestes, il y a des émotions que l’on juge trop sombres, trop fortes, trop dérangeantes.
Et il y a cette idée, ancrée, que “je ne mérite pas mieux”.
Alors on se fait mal, mais en douce. Sans cris. Sans drame. Juste en répétant un comportement, en boucle.
Comme une punition qui nous échappe.
Le philosophe Nietzsche écrivait dans La généalogie de la morale :
« L’homme souffre si profondément qu’il dut inventer le rire. »
Et parfois, il invente aussi la répétition destructrice, pour donner un sens à sa douleur.
🕳 Le piège du « ça ne changera pas »
Ce type de mauvaise habitude est souvent associé à un sentiment d’impuissance ou de résignation.
Un message intérieur dit :
“Je n’y arriverai jamais.”
“C’est ma faute.”
“Je suis comme ça.”
Et l’habitude vient confirmer ce verdict intérieur.
Chaque geste renforce la croyance qu’il n’y a pas d’alternative.
Simone Weil, philosophe et mystique, disait :
« L’être humain a une soif d’infini, mais vit dans un monde de limites. »
Quand nous ne pouvons pas satisfaire ce besoin d’infini, il nous arrive de nous en vouloir, au lieu d’apprendre à dialoguer avec ces limites.
🧭 Le rôle du coaching : retrouver un espace d’action
Dans ces cas-là, le coaching ne cherche pas à corriger ou à juger.
Il offre un espace sécurisé pour explorer ce qui se passe, ce que l’on ressent, sans culpabilité.
Il s’agit de :
- Mettre des mots sur cette spirale, avec bienveillance
- Reconnaître la souffrance qui se cache derrière l’habitude
- Se reconnecter à ce qui a du sens, à ce qui est vivant
- Redonner une place au choix, au souffle, à la clarté
Ce n’est pas une question de volonté.
C’est une question d’écoute. Et parfois, d’accompagnement.
Venez participer à l’atelier