Les émotions agréables associées aux « mauvaises habitudes »

Pourquoi ce chocolat a-t-il l’air si réconfortant, cette cigarette si libératrice, ce scroll infini sur les réseaux si indispensable ?

Nous savons, rationnellement, que ce n’est pas vrai.
Mais il y a autre chose, de plus fort, de plus subtil : l’émotion que l’on associe à ces gestes.
Ou plutôt, l’illusion d’émotion.


🎭 Le plaisir… ou l’illusion d’un souvenir

Un cigare, ce n’est pas qu’un cigare. C’est la promesse d’un moment de détente, d’élégance, de contrôle.
Un Mon Chéri, ce n’est pas qu’une bouchée sucrée. C’est peut-être un souvenir d’enfance, un geste d’amour, un parfum de fête.

Et ce n’est pas un hasard : la publicité s’est chargée, depuis des décennies, d’associer nos envies profondes à des objets de consommation.
« Gauloise, la liberté toujours », « Un Rocher, une émotion »… Tout est dit.

Mais dans les faits, ce que nous obtenons en cédant à ces automatismes, c’est rarement ce que nous recherchons.
On croit vouloir le plaisir, mais c’est un souvenir ou un fantasme qu’on tente de faire revivre — en vain.


🌀 Une quête qui nourrit la frustration

Et comme ça ne marche pas, on recommence. Encore. Et encore.
Pas pour le goût. Pas pour l’odeur. Pour cette promesse.

Spinoza l’a formulé ainsi :
« L’homme qui est conduit par la peur et l’espoir ne comprend pas, il est conduit. »
Quand notre comportement est dicté par une cause extérieure (la pub, la mémoire d’un moment heureux), nous perdons notre puissance d’agir. Nous sommes alors dans un désir passif, celui qui nous affaiblit.

Et plus nous cherchons à revivre cette sensation, plus elle s’éloigne.
Un chocolat ne suffit pas. Il en faut deux. Puis cinq. Et l’envie grandit au lieu de s’apaiser.

Pascal parle de divertissement.
Ce que nous appelons « mauvaises habitudes » sont souvent des moyens d’éviter de faire face à notre vide intérieur, à notre malaise, à notre besoin profond.

« Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »


🌱 La bonne nouvelle

Ce n’est pas une fatalité.
Car en apprenant à reconnaître les émotions qui se cachent derrière nos automatismes, en les accueillant, en les traversant, nous reprenons notre pouvoir.

C’est là que le coaching entre en scène.

Un accompagnement respectueux, attentif à votre rythme, peut vous aider à :

  • Identifier les émotions associées à vos automatismes
  • Distinguer les besoins réels des leurres
  • Retrouver des sources authentiques de plaisir, de liberté, de calme
  • Transformer le rapport à soi en profondeur, sans lutte ni culpabilité

Prêt·e à rencontrer ce qui se cache derrière vos automatismes ?


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